Rêves et réalité (1856)

À MON ENFANT QUI VA NAITRE

Petit être adoré dont le sexe inconnu
Me fait souvent rêver un nom doux ou sonore,
Viens, oh ! viens, je t’attends ! quand tu seras venu,
J’ai de l’amour pour toi, je puis souffrir encore ;
J’ai gardé pour ta vie un fécond dévoûment.
À toi la paix, mon ange ! à mon cœur le tourment !
Joins à mes maux, Seigneur, ceux que tu lui destines !
Je supporterai tout, forte pour mon enfant,
Car le cœur d’une mère a d’immenses racines.

13 janvier 1851

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