Poésies inédites (1860)

L’aumône

Toute fleur bénit sur la terre
L’eau qui tombe pour la nourrir ;
L’aumône est l’eau qui désaltère :
Sois béni, toi qui peux l’offrir !

Fais tant et si souvent l’aumône
Qu’à ce doux travail occupé,
La mort le trouve et te moissonne
Comme un lys pour le ciel coupé.

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