
Couverture de la nouvelle “Le mur” (source)
Sommaire
Le Mur est l’histoire de trois hommes qui souffrent des effets de la guerre civile en Espagne et de l’époque franquiste. Juan, Tom et Pablo sont arrêtés par les franquistes et, après être interrogés à cause des spéculations sur leurs affiliations politiques, seront fusillés le lendemain matin. Pendant la nuit, les trois sont emprisonnés dans la cave d’un hôpital qui leur sert de cellule. Un médecin belge arrive et entre dans la cellule pour observer les changements émotionnels et mentaux des prisonniers qui attendent leur exécution. Les prisonniers sont traumatisés et incapables de penser, sentir, et percevoir le monde de manière cohérente. Ils s’interrogent sur la raison de leur existence et la valeur de la vie. Le lendemain matin, Juan et Tom sont exécutés. Mais Pablo a l’opportunité de se sauver en révélant la cachette de Ramón Gris. Mais Pablo est déjà prêt à mourir et ne veut pas dire la vérité, donc il dit que Ramón Gris est au cimentière. Par hasard, les franquistes trouvent Ramón dans le cimentière et Pablo est libéré.
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Les personnages
- Pablo est le narrateur et le protagoniste de l’histoire. Il parle de ses émotions, de ses peurs, et de ses souvenirs, mais il veut rester dur. Il montre aussi son caractère fort et réfléchit constamment à la valeur de sa vie.
- Juan est jeune et pleure beaucoup. Il est le plus touché aussi, ne parle pas du tout. Il n’a que peur de mourir.
- Tom est le personnage le plus agité. Il a peur de la douleur physique, de la souffrance, et essaie de beaucoup parler pour ne pas penser à la mort.
Thèmes
- Le peur, la souffrance et l’agonie
« Je disais ça pour être juste mais je n’aimais pas le petit. Il avait un visage trop fin et la peur, la souffrance l’avaient défiguré, elles avaient tordu tous ses traits. » (Panaché Littéraire, 145)
« Tom se mit à parler, d’une voix basse. Il fallait toujours qu’il parlât, sans ça il ne se reconnaissait pas bien dans ses pensées. » (Panaché Littéraire, 147)
« Moi je n’y pensais plus beaucoup et ce n’était pas la crainte de souffrir qui me faisait transpirer. » (Panaché Littéraire, 147)
« Une seconde, une seule seconde, j’eus envie de pleurer moi aussi, de pleurer de pitié sur moi. » (Panaché Littéraire, 153)
« J’avais peur d’avoir crie dans mon sommeil… » (Panaché Littéraire, 150)
- La liberté de choix
« J’avais voulu libérer l’Espagne, j’admirais Pi y Margall, j’avais adhéré au mouvement anarchiste, j’avais parlé dans des réunions publiques : je prenais tout au sérieux, comme si j’avais été immortel. » (Panaché Littéraire, 150)
« Je savais bien qu’il était plus utile que moi à la cause de l’Espagne, mais je me foutais de l’Espagne et de l’anarchie : rien n’avait plus d’importance. » (Panaché Littéraire, 155)
- La mort
« Je n’avais pensé à la mort parce que l’occasion ne s’en était pas présentée, mais maintenant l’occasion était là et il n’y avait pas autre chose à faire que de penser à ça. » (Panaché Littéraire, 145)
« Il faudrait que j’arrive à penser… à penser que je ne verrai plus rien, que je n’entendrai plus rien et que le monde continuera pour les autres. » (Panaché Littéraire, 148)
« Nous le regardions tous les trois, parce qu’il était vivant. Il avait les gestes d’un vivant. » (Panaché Littéraire, 149)
- L’absurdité de la vie
« Il va nous arriver quelque chose que je ne peux pas comprendre. » (Panaché Littéraire, 147)
« Je pense que je voudrai rentrer dans le mur, je pousserai le mur avec le dos de toutes mes forces, et le mur résistera, come dans les cauchemars. Tout ça je peux me l’imaginer. » (Panaché Littéraire, 148)
« Naturellement, j’étais de son avis, tout ce qu’il disait j’aurais pu le dire : ça n’est as naturel de mourir. Et, depuis, que j’allais mourir, plus rien ne me semblait naturel, no ce tas de poussier, ni le banc, ni la sale gueule de Pedro. » (Panaché Littéraire, 149)
« A ce moment-là j’eus l’impression que tenais toute ma vie devant moi et je pensais : ‘C’est un sacré mensonge’. Elle valait rien puisqu’elle était finie… » (Panaché Littéraire, 150)
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Questions de comprehénsion
- Quel est le rôle de chaque personnage?
- Quelle est la vraie punition des prisonniers?
- Quelle est l’importance du mot penser dans le texte ?
- Pourquoi est-ce que Pablo fait des retours en arrière ? Où est-ce qu’il se trouve ?
- Comment est-ce que le docteur belge observe l’état émotionnel des personnages ?
- Quelle est l’importance de l’obscurité et de la lumière dans le texte ?
- Comment le ton de Pablo change-t-il au cours de l’histoire ?
- Quelles sont les images qui montrent la déshumanisation des prisonniers ?