{"id":611,"date":"2016-04-06T20:14:47","date_gmt":"2016-04-06T20:14:47","guid":{"rendered":"http:\/\/colbysites.org\/womenpoets\/poetestastureceptionindex\/"},"modified":"2018-05-07T16:35:29","modified_gmt":"2018-05-07T20:35:29","slug":"reception","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/web.colby.edu\/poetes\/tastu\/reception\/","title":{"rendered":"Amable Tastu (1795-1885) &#8211; r\u00e9ception critique"},"content":{"rendered":"<div id=\"row-light\">\n\n\t\t<style type=\"text\/css\">\n\t\t\t#gallery-1 {\n\t\t\t\tmargin: auto;\n\t\t\t}\n\t\t\t#gallery-1 .gallery-item {\n\t\t\t\tfloat: left;\n\t\t\t\tmargin-top: 10px;\n\t\t\t\ttext-align: center;\n\t\t\t\twidth: 50%;\n\t\t\t}\n\t\t\t#gallery-1 img {\n\t\t\t\tborder: 2px solid #cfcfcf;\n\t\t\t}\n\t\t\t#gallery-1 .gallery-caption {\n\t\t\t\tmargin-left: 0;\n\t\t\t}\n\t\t\t\/* see gallery_shortcode() in wp-includes\/media.php *\/\n\t\t<\/style>\n\t\t<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-611 gallery-columns-2 gallery-size-medium'><dl class='gallery-item'>\n\t\t\t<dt class='gallery-icon portrait'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/web.colby.edu\/poetes\/tastu\/resources\/115040518_o\/'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"201\" height=\"300\" src=\"https:\/\/web.colby.edu\/poetes\/files\/2016\/04\/115040518_o-201x300.jpg\" class=\"attachment-medium size-medium\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/web.colby.edu\/poetes\/files\/2016\/04\/115040518_o-201x300.jpg 201w, https:\/\/web.colby.edu\/poetes\/files\/2016\/04\/115040518_o-e1502117627923.jpg 194w\" sizes=\"(max-width: 201px) 100vw, 201px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/dt><\/dl><dl class='gallery-item'>\n\t\t\t<dt class='gallery-icon portrait'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/web.colby.edu\/poetes\/figure5\/'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"228\" height=\"300\" src=\"https:\/\/web.colby.edu\/poetes\/files\/2017\/08\/figure5-228x300.jpg\" class=\"attachment-medium size-medium\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/web.colby.edu\/poetes\/files\/2017\/08\/figure5-228x300.jpg 228w, https:\/\/web.colby.edu\/poetes\/files\/2017\/08\/figure5-600x791.jpg 600w, https:\/\/web.colby.edu\/poetes\/files\/2017\/08\/figure5.jpg 670w\" sizes=\"(max-width: 228px) 100vw, 228px\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/dt><\/dl><br style=\"clear: both\" \/>\n\t\t<\/div>\n\n<\/div>\n<p style=\"text-align: center;\" align=\"center\"><a href=\"#saintebeuve\">Charles Augustin Sainte-Beuve<\/a><br \/>\n<a href=\"#chauvet\">Victor Chauvet<\/a><br \/>\n<a href=\"#delatour\">Antoine de Latour<\/a><br \/>\n<a href=\"#s\u00e9galas\">Ana\u00efs S\u00e9galas<\/a><br \/>\n<a href=\"#y\">Y<\/a><\/p>\n<hr>\n<div align=\"right\"><a href=\"#top\">top<\/a><\/div>\n<h3><a name=\"saintebeuve\"><\/a>Charles Augustin Sainte-Beuve<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 chaque flot nouveau de sentiment qui gonfle la surface, le talent, comme une nef soulev\u00e9e, ob\u00e9it. Aucun son ne meurt en ces \u00e2mes sans avoir son \u00e9cho harmonieux, aucune vague sans avoir son \u00e9cume argent\u00e9e. Mais pour ces natures m\u00eames, il est vrai de dire qu\u2019il y a du talent, du g\u00e9nie en plus, disponible encore apr\u00e8s l\u2019expression des choses senties. M\u00eame quand le flot de leur sensibilit\u00e9 est calme, la belle nef du talent a souvent impatience de voyager. Pour n\u2019aller jamais que jusqu\u2019o\u00f9 l\u2019on sent, pour ne dire jamais que juste, et non pas au-del\u00e0, il n\u2019y a qu\u2019un moyen, c\u2019est de ne pouvoir tout dire. Ces talens inf\u00e9rieurs \u00e0 leur sensibilit\u00e9, d\u2019une expression bien souvent en de\u00e7\u00e0 de l\u2019\u00e9motion ; ces talens qui ne parviennent \u00e0 rendre ce qu\u2019ils veulent que rarement, et, une fois dans leur vie peut-\u00eatre, ont un charme particulier \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des autres plus grands ; ils sont tr\u00e8s sinc\u00e8res. Combien de germes \u00e9touff\u00e9s en eux au moment de na\u00eetre ! Combien de vraies larmes retomb\u00e9es dans la voix qu\u2019elles \u00e9teignent, dans le c\u0153ur qu\u2019elles noient ! Si quelque chant difficile, mod\u00e9r\u00e9, profond pourtant, s\u2019en \u00e9l\u00e8ve, \u00e9coutez-le ! voyez la r\u00e9alit\u00e9 qui de pr\u00e8s l\u2019inspire. L\u2019art ne fait pas ici jouer les larmes sous toutes les couleurs du prisme ; l\u2019harmonie ne multiplie point les sanglots. Mme Tastu appartient \u00e0 cette classe de talens dont elle est comme un grave et doux mod\u00e8le.<\/p>\n<p><i>Po\u00e8tes et romanciers modernes de la France.<\/i> (1835)<\/p>\n<hr>\n<div align=\"right\"><a href=\"#top\">top<\/a><\/div>\n<h3><a name=\"chauvet\"><\/a>Victor Chauvet<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il en est de m\u00eame dans la po\u00e9sie, et l&#8217;auteur du recueil que nous annon\u00e7ons en fournit un exemple bien \u00e9clatant. Une des qualit\u00e9s qui distinguent son talent, c&#8217;est la vigueur de la pens\u00e9e ; mais, comme dans son recueil il n&#8217;est pas un vers o\u00f9 elle soit rest\u00e9e g\u00e9n\u00e9reuse, ces sentimens patriotiques qui s&#8217;\u00e9chappent du sien d&#8217;une femme timide, d&#8217;une modeste m\u00e8re de famille, ont, aux yeux du lecteur, un air de nouveaut\u00e9 qui le ravit autant qu&#8217;il l&#8217;\u00e9tonne. Madame Tastu r\u00e9unit ainsi les qualit\u00e9s des deux sexes, la force et la gr\u00e2ce, et ces qualit\u00e9s, loin de s&#8217;entrenuire, re\u00e7oivent de leur alliance un \u00e9clat plus vif et plus doux.<\/p>\n<p>\u00ab <i>Po\u00e9sies,<\/i> par Mme Amable Tastu \u00bb <i>Revue Encyclop\u00e9dique.<\/i> (1826)<\/p>\n<hr>\n<div align=\"right\"><a href=\"#top\">top<\/a><\/div>\n<h3><a name=\"delatour\"><\/a>Antoine de Latour<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce qui aidait encore au succ\u00e8s de ce volume, [<i>Po\u00e9sies<\/i>] c&#8217;est que l&#8217;on y trouvait m\u00eal\u00e9s, dans une harmonieuse fusion, les m\u00e9rites divers des deux \u00e9coles qui se partageaient alors la po\u00e9sie et la critique : respect pour la tradition dans le style, et dans le fond des id\u00e9es liberte\u0301pour l&#8217;inspiration. Fallait-il voir en ceci le noble effort d&#8217;un esprit conciliant ? C&#8217;\u00e9tait aussi, je crois, le d\u00e9veloppement naturel d&#8217;un g\u00e9nie sobre et r\u00e9serv\u00e9. Dans ce volume, rien qui semble fort personnel au premier abord. Les sentimens que le po\u00e8te exprime, nul doute qu&#8217;il les ait \u00e9prouv\u00e9s. Sous ses cr\u00e9ations les plus diverses, et, si j&#8217;ose parler ainsi, les plus d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9es, on sent un coeur qui bat ; mais ces cr\u00e9ations, mais ces sentimens empruntent leur v\u00eatement a\u0300l&#8217;imagination de l&#8217;\u00e9crivain. Il est artiste d&#8217;abord, artiste avec son \u00e2me, reconnaissons-le bien, moins pr\u00e9occupe\u0301toutefois du mouvement de la pens\u00e9e que de l&#8217;harmonie de sa parole. Ce contraste d&#8217;une inspiration na\u00efve et d&#8217;une forme savante est, dans certaines familles de po\u00e8tes, le plus haut degre\u0301de la perfection. Ajoutons que dans l&#8217;\u0153uvre d&#8217;une jeune femme il est a\u0300lui seul une po\u00e9sie. Il r\u00e9pand sur cette pens\u00e9e qui se laisse seulement entrevoir le charme souverain d&#8217;une pudique beaut\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab Les femmes po\u00e8tes au XIXe si\u00e8cle: Mme Tastu \u00bb <i>Revue de Paris.<\/i> (1835)<\/p>\n<hr>\n<div align=\"right\"><a href=\"#top\">top<\/a><\/div>\n<h3><a name=\"s\u00e9galas\"><\/a>Ana\u00efs S\u00e9galas<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s avoir remport\u00e9 plusieurs prix aux Jeux-Floraux, et re\u00e7u en \u00e9change de ses vers de belles fleurs d&#8217;un or pur comme les po\u00e9sies qu&#8217;elles couronnaient, apr\u00e8s avoir publi\u00e9 un charmant ouvrage intitul\u00e9 la <i>Chevalerie fran\u00e7aise,<\/i> Mme Tastu r\u00e9unit enfin ses gracieuses po\u00e9sies, que nous savons tous par c\u0153ur (cinq \u00e9ditions, formats in-8 et in-18, Paris, 1826). Ce premier recueil, avec ses vers ravissants, avec ses \u00e9l\u00e9gants traductions, est riche de beaut\u00e9s po\u00e9tiques ; les couleurs en sont pures, la m\u00e9lodie toujours douce \u00e0 l&#8217;oreille. On voit que l&#8217;auteur \u00e9vite tout ce qui p\u00e8se et qui calcule marche \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l&#8217;inspiration. Aussi la po\u00e9sie de Mme Tastu reste toujours \u00e0 la m\u00eame hauteur : elle ne tombe jamais, parce qu&#8217;elle regarde o\u00f9 elle va marcher avant de poser ses pieds blancs.<\/p>\n<p>\u00ab Madame Tastu \u00bb. <i>Biographie des femmes auteurs contemporaines fran\u00e7aises, <\/i>ed. Alfred de Montferrand (1836)<\/p>\n<hr>\n<div align=\"right\"><a href=\"#top\">top<\/a><\/div>\n<h3><a name=\"y\"><\/a>Y<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous n\u2019en voudrions pour preuve que le cri d\u2019admiration \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 toutes les ames lors de l\u2019apparition des po\u00e9sies nouvelles de madame Tastu. Il est vrai que le canevas est riche et bien brod\u00e9, le fond spirituel et touchant; c\u2019est un miroir o\u00f9 vient se r\u00e9\ufb02\u00e9ter la soci\u00e9t\u00e9 tout enti\u00e8re, avec ses tergiversations et ses craintes, ses v\u0153ux et ses esp\u00e9rances. Peut-\u00eatre d\u00e9sirerait-on, sous le tissu charmant qui la recouvre, une \u00e2me plus impressionn\u00e9e et plus vive; mais telle qu\u2019elle est, son accent touche, \u00e9meut , et fait plaisir. Tout po\u00e8te n\u2019a pas don de proph\u00e9tie, et bien que madame Tastu s\u2019\u00e9crie : Les dieux s&#8217;en vont, nous sommes oblig\u00e9s de confesser, nous qui avons lu son ouvrage avec d\u00e9lices, que la po\u00e9sie reste.<\/p>\n<p>\u00ab Po\u00e9sies nouvelles \u00bb. <i>Le Citateur F\u00e9minin.<\/i> (1835)<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/web.colby.edu\/poetes\/tastu\/\">Retour \u00e0 la page d\u2019accueil<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Charles Augustin Sainte-Beuve Victor Chauvet Antoine de Latour Ana\u00efs S\u00e9galas Y top Charles Augustin Sainte-Beuve \u00c0 chaque flot nouveau de sentiment qui gonfle la surface, le talent, comme une nef soulev\u00e9e, ob\u00e9it. 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